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Le Festival Assalamalekoum proteste vivement contre l’arrêt de son spectacle par des policiers.

"On a appelé la police pour maintenir l’ordre, pour faire un service d’ordre. On ne paie pas une prestation de la police pour recevoir des coups."

Après deux jours de spectacles, à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), le FestivalAssalamalekoum a décentralisé, à partir de ce samedi, quelques unes de ses manifestations à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott.


Selon l’initiateur du Festival Assalamalekoum, toutes les mesures avaient été prises pour que, par exemple, son spectacle du 23 juin, à l’ancienne maison des jeunes, ne fasse l’objet d’aucune perturbation. Mais, vers les coups de minuit, à la surprise générale, des policiers se sont présentés et ont donné l’ordre d’arrêter le spectacle.

Ce qui n’a pas du goût de Monza qui a vivement protesté. "Nous avions pris toutes les prédispositions nécessaires. La Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) a officiellement adressé un courrier au Wali de Nouakchott qui nous a donnés l’autorisation de faire cet évènement en toute légalité à l’ancienne maison des jeunes.

Nous avons été en contact avec le commissariat de Ksar 2 qui devait honorer cette autorisation. En plus, nous nous sommes acquittés du service payé que la police nous a imposé. Je ne vois pas pourquoi des policiers se sont introduits au sein de l’ancienne maison des jeunes pour arrêter le spectacle d’hier", a-t-il expliqué. 

"Je déplore ce genre d’attitude, le matraquage de la police sur le public. On a appelé la police pour maintenir l’ordre, pour faire un service d’ordre. On ne paie pas une prestation de la police pour recevoir des coups. Moi-même, j’en ai reçu de la part d’un policier. Ce n’est pas normal et c’est déplorable. Des mesures ont été prises avec la première compagnie de police qui a fait un travail remarquable. Ce genre d’attitude ne doit pas se répéter et ils n’ont pas le droit de le faire", a conclu Monza


Babacar Baye Ndiaye

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